Abstract
Alors que les discours critiques et académiques soulignent, à travers la catégorie générique émergente des « films de festivals », la standardisation cinématographique façonnée par la logique festivalière, cette contribution tente de répondre à la question des formes cinématographiques que le circuit festivalier rend possible. Il ne s’agit pas d’une analyse exhaustive d’un corpus de films, mais d’une réflexion transversale qui convoque un certain nombre de titres et de cinéastes à l'appui de la démonstration. A partir de la perspective de François Julien (2016) qui envisage l’identité en termes de ressource et la différence en termes d’écart, nous proposons d’analyser la production culturelle propre à cette territorialité en termes de processus complexes d'altérisation mis au service d'une stratégie de mise en partage de ressources de et par les cinéastes issus des pays dites du « Sud ».