Résumé
L’hypothèse implicite selon laquelle le travail dans les activités culturelles et créatives serait un « good work » s’appuie sur un discours dominant tendant à sur-estimer l’entrepreneuriat. Au côté des discours officiels, on constate cependant des réalités toutes autres, moins connues. Dans ce contexte, la recherche propose de cerner les pratiques effectives de travail des artistes, notamment leurs pratiques entrepreneuriales, dans la perspective de l’« entrepreneurship-as-practice ». A partir d'une étude qualitative sur une région française, les auteures documentent les difficultés de professionnalisation des artistes entreprenants.