Abstract
L’application de la séquence « Éviter, Réduire, Compenser » (ERC) sur les impacts biophysiques négatifs et les services écosystémiques anthropiques en mer, fait l’objet de dysfonctionnements graves. Cette situation s’exprime, au niveau des dossiers d’études d’impacts, par une quasi-absence de compensation biophysique (« en nature ») des effets négatifs d’aménagements, doublée d’une absence de contrôle de l’effectivité des très rares mesures compensatoires qui ont été réalisées. Aussi, sur plus de 350 mesures ERC que nous avons analysées dans 55 études d’impacts en France (dont DOM-TOM), aucune mesure compensatoire n’a réellement été mise en œuvre. Pourtant, sur plus de 1 200 avis et questions du public dans le cadre de trois projets de parcs éoliens off-shore français, la question de la prise en compte de l’environnement est la préoccupation majeure (~70 %). Cette situation n’est pas particulière à la France. En effet, les parcs éoliens off-shore européens développés jusqu’en 2014, n’avaient réalisé aucune compensation biophysique (mesures compensatoires proposées dans les études d’impact réglementaires).