Résumé
L'auteur est sélectionneur café en Amérique Centrale dans le cadre de la coopération Cirad / PROMECAFE / IICA. Il a effectué, en mars 2005, une visite au Brésil, et visité successivement le IAPAR (Parana) puis l'IAC (Sao Paolo). La culture du café dans ces deux états du Brésil se fait dans un contexte très différent de l'Amérique Centrale. La mécanisation y est relativement développée. Le gel (Parana) et la sécheresse (Sao Paolo) ont des incidences très fortes sur la productivité. Les attaques parasitaires sont importantes, comme celles du scolyte au Parana et de la mineuse au Sao Paolo. L'amélioration génétique y répond par la recherche et l'utilisation par croisement de sources de résistance dans les espèces non cultivées disponibles dans les collections. La biologie moléculaire café est assez avancée, tant au niveau des états qu'au niveau fédéral : Projet EST, études des gène impliqués dans la maturation (IAPAR/CIRAD), recherche de gènes de résistance aux aléas biotiques et abiotiques. Seul le Parana résiste, par ses lois, au développement des OGM. Si la recherche agronomique est propre à chaque état, elle repose aussi en partie sur l'organisation fédérale Embrapa, et sur le financement par un consortium national café, qui finance des projets de recherche communs. On constate une relative distance entre les améliorateurs ("chercheurs de terrain") et les chercheurs en biologie moléculaire ("chercheurs de labo"), ainsi qu'avec les chercheurs des autres disciplines. La coopération avec le Cirad (nématologiste à I'IAC, améliorateur au IAPAR) pourrait contribuer à les rapprocher.