Résumé
Avec une demande toujours élevée de terres dans le secteur agricole, les acquisitions de terres à grande échelle (ATGE) continuent de remodeler les paysages et les communautés rurales des pays à revenu faible ou intermédiaire (PRFI). Cependant, au cours de la dernière décennie, une nouvelle force critique mais souvent sous-estimée a ajouté une pression supplémentaire sur les terres : la croissance des marchés du carbone. Leur expansion — en particulier celle du marché volontaire du carbone (MVC) — s'est accélérée au cours de la dernière décennie, poussée par la mise en oeuvre de solutions basées sur la nature en tant que crédits carbone dans les pays du Sud, bien que leur intégrité ait été remise en question en raison de la surestimation des réductions d'émissions. Il est crucial de noter que si de tels investissements basés sur la terre peuvent générer des co-bénéfices environnementaux et socio-économiques, ils nécessitent de vastes ressources foncières, qui sont fréquemment obtenues par l'acquisition de grandes parcelles de terre rarement inutilisées. Cette pratique pose des risques importants pour les droits fonciers des petits exploitants, des pasteurs, des peuples autochtones et communautés locales (CLPA) qui dépendent d'un accès sécurisé à la terre pour leur subsistance.