Abstract
Cet ouvrage fait le point sur les effets d’une gestion de plus en plus axée surles résultats de l’établissement scolaire. Sous couvert d’une autonomie affichéecomme solution de tous les problèmes rencontrés par les systèmes éducatifs,les autorités scolaires, sur l’injonction des responsables politiques, chargentde plus en plus les personnels de direction d’une lourde responsabilitéen ce qui concerne la réussite des élèves. Or, ces personnels rencontrentdes formes de résistance plus ou moins justifiée de la part des enseignants.L’étude à divers niveaux de ces tensions permet de dégager des pistesde réflexion sur le développement du pouvoir et des savoirs d’actionau sein des établissements. Un autre avantage de cet ensemble résidedans ses comparaisons internationales qui montrent la convergencedes politiques plus ou moins douces mais qui sont toujours fondéessur l’exigence de résultats quantitatifs bien qu’ils fassent rarement consensus.Enfin, il circule entre des études faites à un niveau intermédiaire, dans desétablissements identifiables en matière de taille et de niveau, avec les personnelsde direction, mais aussi au niveau national, celui des réformes de systèmes tousdifférents. Il établit qu’ils convergent vers un fonctionnement où le « leadershipéducatif » devient une commande alors qu’il n’est pas encore une réalité.La contribution majeure de ce livre est donc de poser la question essentielled’un « métier nouveau » et la recherche éclaire la difficile navigation entredeux des impossibilités relevées jadis par Freud, éduquer et gouverner.