Résumé
Résumé d’« Education at a Glance 2025 » – France. L’édition 2025 met l’accent sur l’enseignement supérieur et propose une lecture de l’accès, de la progression et de l’achèvement des diplômes, au-delà des classements et des témoignages. L’origine familiale reste déterminante: 75 % des 25–34 ans dont au moins un parent est diplômé du supérieur ont eux aussi un diplôme, contre 32 % lorsque les parents n’ont pas terminé le lycée, un écart proche de la moyenne OCDE.En 2024, la France affiche un taux d’admission très élevé (95 %), dont 83 % se traduisent par une inscription effective. L’achèvement en licence demeure le point de friction: 34 % des étudiants obtiennent le diplôme dans la durée théorique, 46 % avec une année supplémentaire, alors que les moyennes OCDE tous établissements confondus atteignent 43 % et 59 %. Avant de choisir une formation, il est pertinent d’examiner les dispositifs de L1, par exemple accueil académique, tutorat, règles d’évaluation publiées avec exemples, ainsi que les taux d’achèvement à l’heure et à plus un an, et les passerelles en cas de réorientation.La part d’étudiants internationaux progresse, de 8,8 % en 2018 à 9,7 % en 2023. Plus de la moitié viennent d’Afrique, 22 % d’Asie et 17 % d’Europe. Les services d’intégration linguistique et administrative sont décisifs. Les frais de master pour les non-UE peuvent atteindre environ 5 592 USD en 2022–2023, même si moins de 10 % paient le tarif complet selon l’OCDE.Côté financement, la dépense publique par étudiant du supérieur atteint 14 238 USD (PPA) en 2022, contre 15 102 en moyenne OCDE. La France consacre 5,4 % de son PIB à l’éducation, au-dessus de la moyenne de 4,7 %. L’enjeu n’est pas seulement le montant moyen, mais l’accès concret à des services utiles comme tutorat, bibliothèques, centres d’écriture et appui numérique. Les sites de faculté devraient rendre visibles horaires, ressources de première année et données publiques de réussite.La structure des diplômés pèse sur les débats d’orientation et de compétences: 34 % en commerce, administration et droit, 26 % en arts, lettres, SHS, journalisme et information, 19 % en STEM, en dessous de la moyenne OCDE. En pratique, suivre l’enseignement supérieur en France suppose de ne pas s’arrêter au taux d’admission, de demander des preuves de soutien en première année, de vérifier l’offre FLE et les exonérations possibles pour les internationaux, et de lire les dépenses à l’aune des services réellement accessibles.