Abstract
Des chercheurs ont publié une revue recensant les hypothèses des mécanismes conduisant à ces pertes nutritives. Il s’agit d’un constat, l’élévation du CO2 dans l’atmosphère affecte la composition en minéraux de plantes. C’est une observation réalisée dans des conditions artificielles, en laboratoire mais aussi dans les champs… Depuis le début de l’ère préindustrielle, les plantes ont un contenu minéral appauvri… La majorité des nutriments sont touchés, en particulier l’azote, qui est essentiel à la formation des protéines végétales, ou encore le fer un micro-élément essentiel pour la santé… Une diminution qui peut aller jusqu’à 20 %...Et un type majeur de plantes est touché : les plantes à photosynthèse C3, un type majeur de photosynthèse dans lesquelles on retrouve la plupart des plantes cultivées, comme le blé, le riz, la tomate ou l’orge… Donc c’est une menace avérée sur la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale, mais surtout pour les pays dont la population est déjà à risque de carence.PublicitéMais les mécanismes mis en jeu, c'est-à-dire les processus qui conduisent à ces pertes nutritives, ne sont pas encore élucidés… Alors, ces chercheurs ont conduit ce qu’on appelle une revue de la littérature… Il s'agit d’une publication qui recense elle-même toutes les publications importantes… Un état des lieux de la recherche en somme.Quelles sont les pistes d’explication de ces mécanismes et comment limiter ces pertes nutritives ? Entretien avec Antoine Martin, chercheur CNRS à l’Institut des sciences des plantes à Montpellier et auteur principal de la publication.