Résumé
Emprunté au latin circumscriptio « cercle tracé; espace limité, borne », dérivé de circumscribere (circonscrire*) (littéralement, « écrire un cercle »), ce lexème entre dans la langue française au 12 ème siècle dans l'acception « ce qui limite l'étendue d'un corps » (Sermons St Grégoire sur Ézéchiel) (CNRTL). Il se spécialise au sens mathématique en 1648 chez Pascal (Equilibre des liqueurs) au sens de « Action de circonscrire une figure à une autre ». Il entre dans le Dictionnaire de l'Académie en 1835 au sens de « division territoriale ». Cependant, cet enregistrement ne fait qu'entériner un usage antérieur comme le montre cet extrait : « J'ai souvent regretté qu'il n'y eût pas une carte une carte de la France divisée en fiefs, comme nous avons une carte de la France divisée en départemens, arrondissemens, cantons et en communes, où tous les fiefs fussent marqués, ainsi que leur circonscription, leurs rapports et leurs changemens successifs. Si nous comparions, à l'aide de cartes pareilles, l'état de la France avant et après les croisades, nous verrions combien de fiefs avaient disparu », (Guizot, Cours d'histoire moderne, 8 ème leçon, 1928) Division administrative, militaire ou religieuse d'un territoire, encore en usage, le terme se spécialise en circonscription électorale : « Portion de territoire dont la population élit un ou plusieurs représentants ». On retrouve ici la notion de sphère d'action, mais liée à un regroupement (et non à une extension). Nicolas Verdier (2012) souligne que le terme a peu de succès en géographie et qu'il est utilisé « dans le cadre d'ouvrages renvoyant à la "géographie administrative" et dont l'objectif est de proposer la mise en place des circonscriptions régionales ».