Abstract
L’invasion du Criquet pèlerin en Afrique de l’Est depuis le début 2020 est préoccupante. C’est la pire depuis des décennies. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a appelé à l’aide internationale dès janvier pour réunir 70 millions de dollars US destinés à financer hommes, matériels et opérations de lutte. Les coûts estimés par la FAO s’élèvent maintenant à plus de 300 millions de dollars US. La Banque Mondiale a également débloqué 500 millions de dollars US pour faire face à ce problème. Des dizaines de milliers d’hectares de terres cultivées et de pâturages ont déjà été ravagés en Éthiopie, en Somalie et au Kenya. Plus de 20 millions de personnes sont potentiellement en état d’insécurité alimentaire. Plus à l’Est, les essaims de criquets envahissent depuis deux ans plusieurs pays de la Péninsule Arabique, le Pakistan, l’Iran et l’Inde. Ils sont également susceptibles de progresser vers l’Ouest en suivant les vents : l’est de l’Ouganda et le Soudan du Sud sont déjà atteints. Le Tchad puis l’Afrique de l’Ouest et du Nord pourraient être menacés dans les mois qui viennent.